Monster Energy Extreme Freestylers à Paris

Faire un saut périlleux, ce n’est pas facile, alors le faire avec un vélo, une moto, un quad, voire une motoneige, c’est carrément un exploit ! Pour vous en rendre compte, rendez-vous le 11 juin au stade Charléty pour le Monster Energy Extreme Freestylers. Mais d’ici-là, voici une petite leçon de freestyle, pour vous donner peut-être, qui sait, l’envie d’essayer.

Littéralement traduisible en français par “style libre”, le freestyle n’est pas une activité à proprement parler, mais un courant dans lequel un individu pratique une discipline sportive en choisissant son propre style et ses propres règles. Partant de là, motocross, BMX, rollers, skateboard, ski, snowboard, parachute, planche à voile, mais aussi kayak, jet-ski ou trottinette, tous les engins sont bons pour s’envoyer en l’air, et exécuter les figures les plus acrobatiques qui soient. Si, au fur et à mesure de son évolution, le freestyle s’est structuré pour donner lieu à des compétitions, il séduit à coup sûr la jeunesse par son esprit de liberté, que ce soit dans sa pratique ou dans le simple fait de s’enthousiasmer devant l’incroyable spectacle proposé par ces fous volants.

Comme ce sera le cas pour les 19 000 spectateurs attendus au Monster Energy Extreme Freestylers. Dans l’enceinte du stade Charléty aménagé pour l’occasion, sur fond de mix envoyés par DJ Chloé et du gros son du groupe de rock metalcore Sonic Syndicate, le show du Monster Energy Extreme Freestylers sera assuré par les meilleurs pilotes du monde. Parmi eux, le Japonais fou furieux Takayuki Higashino, les deux stars françaises Tom Pagès et Rémi Bizouard, ou le champion des champions : l’Américain Nate Adams, double vainqueur des Red Bull X-Fighters et multi-médaillé des X-Games. Moins titré mais encore plus extrême, l’Australien Robbie Maddison, connu pour des faits d’armes tel qu’un saut périlleux au-dessus du Tower Bridge de Londres, un saut au-dessus du canal de Corinthe, ou des figures au-dessus de l’Arc de Triomphe à Las Vegas, viendra pimenter le show.

S’élançant des rampes géantes et atterrissant 25 mètres plus loin après avoir tenté le maximum de figures pendant leur suspension aérienne, ces déroutants routards côtoieront leurs confrères en BMX, propulsés, eux, par la simple force de la pédale, mais dont les acrobaties sont tout aussi spectaculaires. Autres engins qui s’élèveront dans les airs ce soir-là : le quad de l’espagnol Hugo Arriazu, premier européen à avoir réussi un backflip (saut périlleux arrière) en quatre- roues, et la motoneige de l’Américain Heath Frisby, médaillé d’or aux derniers Winter X-Games qui, avec son engin de 200 kilos (soit deux fois plus qu’une motocross), tentera les mêmes figures. Longtemps resté confidentiel jusqu’à ce que la chaîne câblée ESPN crée les premiers X-Games dédiés aux sports extrêmes en 1994, le freestyle connait un véritable engouement depuis une dizaine d’années, comme le confirme Tom Pagès, l’un des meilleurs champion français de FMX (l’abréviation de Freestyle Moto Cross, le mot “cross” étant symbolisé par un X en anglais) : « Il y a de plus en plus de gens qui s’y intéressent. Notamment les jeunes qui font du BMX et qui se disent : “Tiens, je vais passer du vélo à la moto”. Du coup, la discipline évolue très vite. Avant, ceux qui se mettaient au freestyle, c’étaient des pilotes de motocross qui en avaient marre de la compétition. Aujourd’hui, les jeunes commencent par ça dès 13 ou 14 ans. Donc, nous les vieux, on doit suivre (Tom Pagès a 26 ans, ndlr). Aujourd’hui, les figures sont de plus en plus hautes et dangereuses. On fait des doubles sauts périlleux arrière, on commence à passer par l’avant avec le front flip comme vous le verrez à Charléty, on tourne en l’air autour de la moto alors qu’elle saute droite (des body variables). Mais on s’entraîne pour ça plusieurs heures par jour, et on a des aires de réception et des bacs à mousse qui amortissent le choc. L’idée, c’est de montrer aux gens que c’est plus du travail que de la cascade. »

Du coup, avec des entraînements et du matériel adaptés, le free style motocross devient presque un sport accessible à tous, selon le freestyler : « Il n’est pas indispensable d’avoir une rampe pour commencer. Toute personne faisant du motocross peut commencer à faire des petits sauts et des figures chez lui. Par contre, ce n’est pas comme le foot, toutes les communes n’ont pas un terrain pour faire du freestyle. Mais maintenant, avec internet, on peut s’organiser sur les forums pour se regrouper sur un terrain. » Bref, vous l’aurez compris, pour celui qui est frappé par la freestyle attitude et qui est motivé pour parcourir des dizaines de kilomètres, il est toujours possible de trouver des endroits où pratiquer. Par ailleurs, il n’est pas indispensable de posséder un gros engin motorisé. Le freestyle est avant tout une façon de penser, un état d’esprit. Avec un skateboard, une petite balle qu’on fait jongler au bout des pieds (comme avec l’urbanball freestyle), ou même une simple corde à sauter, on peut libérer son corps et son esprit en alliant discipline sportive et sens de l’artistique. Attention tout de même à maîtriser un minimum le sport en question avant de partir tête la première… Mais si vous êtes parés, alors : à vos marques, prêts, freestylez !

Monster Energy Extreme Freestylers, le samedi 11 juin de 19 h à 23 h au Stade Charléty
Tram T3, arrêt stade Charléty ou RER B Cité universitaire.
Tarifs : de 40 à 75 euros.
www.extremefreestylers.com.

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